lettre à Dieudonné (3ème degré !...)

Monsieur,

 

Ce site grotesque ne m'inspire qu'une chose : la consternation. Je savais les gens de couleur grossiers et malhabiles, mais vous innovez encore en la matière avec une espoustouflante application. Je passe sous silence le graphisme simpliste, ainsi que la caricature (au demeurant fort ressemblante) que vous faites de votre propre faciès, mais je ne peux taire la propagande sournoise qui se cache maladroitement derrière vos textes abjects. Non monsieur, nos enfants ne seront pas victimes de vos idées insalubres et perfides, j'y mettrai un point d'honneur ! La république française ne toléra pas que des individus de votre espèce prolifèrent sournoisement dans les méandres d'internet. Sachez que j'écris de ce pas à notre ministre de l'intérieur pour que vos babouinages publiques cessent. Je vous imagine déjà, la bave aux lèvres, l’œil hagard et le dictionnaire sur les genoux, déchiffrant phonétiquement ces quelques phrases dont vous ne saisissez que des bribes au hasard de vos affligeantes connaissances syntaxiques. Si d’aventure vous parveniez tout de même à traduire ces mots civilisés dans votre dialecte anarchiste, qu’ils vous sanctifient et vous élèvent enfin vers les cimes d’où nous vous observons. Car, insignifiante petite chose, c’est bien dans les vapeurs putrides des marécages de l’esprit que vous errez présentement ; puisse la lumière, dont vous percevez çà et là les reflets, vous inciter à sortir votre curieuse physionomie des limbes. Arc-bouté sur la pointe de vos membres inférieurs, vous goûteriez alors quelques bouffées salvatrices. Quant à vos prétentions électorales, elles sont tout aussi vaines que risibles. Contentez-vous de la place qui est la vôtre : les saltimbanques vous comptent dans leurs rangs, qu’ils vous y gardent et grand bien leur fasse… ! Gardez-vous de confondre le public honteux qui garnit furtivement votre obscur établissement de quartier populaire, avec de vrais électeurs : si certains individus fréquentent les filles de joies, ils ne les épousent pas pour autant. Je vous laisse méditer sur tout cela, dans la mesure, bien entendu, de vos capacités ; la nature pourvoit très sagement chacun selon sa valeur et son rang, sachez l’accepter.